Demain, la révolution ?

Réflexions sur les conditions de son apparition

PROPRIETE PRIVEE CONTRE DROIT A L’EXISTENCE

Classé dans : Non classé — 21 juillet, 2014 @ 5:08

   La précarisation et l’aggravation des conditions de travail des salariés a bien entendu un impact direct sur leur vie et sur les moyens sociaux de la sauvegarder. C’est la protection sociale de la majorité de la population qui est mise en péril dans la mesure où le financement des institutions chargées de la promouvoir est assuré par l’intermédiaire de cotisations impactées sur la masse salariale. Le chômage ou encore l’allongement de la durée de la vie ne sont cependant pas les seuls responsables d’une situation dont la gravité nécessitera peut-être de par son ampleur, un sursaut salutaire.

    Car, il faut dire que les salaires, non revalorisés par rapport au coût de la vie, ne suffisent plus à financer les institutions censées protéger l’ensemble des travailleurs  – mais aussi l’ensemble de la population – contre les accidents de la vie qui restent d’ailleurs étroitement liés au travail…

    Il est bien entendu dans l’intérêt de ceux qui nous exploitent d’en taire les causes fondamentales. Rappelons qu’à partir de 1983 les différents gouvernements, de droite comme de gauche, ont libéré certains prix concernés par l’ordonnance de 1945 – laquelle donnait au gouvernement le pouvoir d’interdire les hausses, de fixer leur montant ou encore, de contrôler celles décidées par le secteur privé. Cela n’était certainement pas suffisant puisqu’en 1986 elle fut abrogée par le Parlement.

    Quels devaient être les bénéficiaires de ces grandes manoeuvres, dont l’heureuse conséquence devait être une rémunération du travail intérieur bloquée à son minimum pour permettre à l’extérieur des ventes grassement rétribuées ? Cette mesure de libération des prix, comme bien d’autres mesures dites libérales, n’était destinée, sous couvert d’une nécessaire résistance à la concurrence internationale, qu’à servir les intérêts des propriétaires du grand Capital en laissant désormais les mains libres aux entreprises exportatrices dans leurs visées de profit maximum : c’est ainsi que de 1992 à 1999 le commerce extérieur de la France aurait dégagé de confortables excédents… pendant que les salaires courent misérablement après le coût de la vie, et nous, après la vie tout court : il reste à savoir combien de temps encore nous supporterons cette situation indigne…

    L’article 36 de la Déclaration des droits de l’Homme adoptée en mars 1946 par l’Assemblée nationale constituante ne rappelait-il donc pas que

    ” Le droit de propriété ne saurait être exercé contrairement à l’utilité sociale ou de manière à porter préjudice à la sûreté, à la liberté, à l’existence ou à la propriété d’autrui. […] ” ?

    Le droit de propriété privée, tel qu’il s’exerce dans le système économique et politique actuel, répond-il vraiment à cette suprême exigence ?

Communisme prolétarien contre opportunisme petit-bourgeois

Classé dans : Non classé — 9 novembre, 2009 @ 9:49

  Dans un article du 11 avril 1920, Lénine définissait, sans en masquer l’extrême grandeur,  l’une des principales responsabilités du prolétariat révolutionnaire qui avait pris le pouvoir deux ans et demi plus tôt en Russie : « Créer une nouvelle discipline du travail, créer de nouvelles formes de rapports sociaux entre les hommes, créer des formes et procédés nouveaux destinés à faire participer les gens au travail, c’est là une oeuvre qui exige de longues années, des dizaines d’années. »

  L’objectif lointain était la mise en chantier de la société communiste qui doit se caractériser, plus particulièrement, par une tranformation complète de la notion de travail. Ainsi que Lénine l’explique dans le même texte : « Le travail communiste au sens plus étroit, plus strict du mot, est un travail non rémunéré au profit de la société ; il n’est effectué ni comme une prestation déterminée, ni pour avoir droit à certains produits, ni selon des normes fixées d’avance ; c’est un travail librement consenti, en dehors de toute norme, et fourni sans attente de rémunération, sans rétribution convenue, le travail conditionné par l’habitude de travailler pour la communauté et par le sentiment conscient (devenu habitude) de la nécessité de travailler au profit de la communauté ; c’est le travail considéré comme le besoin d’un organisme sain. »

   En regard de quoi, le même Lénine ne peut que faire la constatation suivante (8 avril 1920) : « Les anciennes habitudes petites-bourgeoises de gérer pour son compte personnel et d’affermir la liberté du commerce sont plus forts que nous. » Et encore : « Nous sommes entourés de petits bourgeois qui ressuscitent le commerce libre et le capitalisme. »

   Deux ans plus tôt (mi-mai 1918), il avait écrit : « Le petit bourgeois a mis de côté une somme coquette, quelques milliers de roubles amassés pendant la guerre par des moyens ‘licites’ (et le plus souvent illicites) [...]. L’argent est un bon tiré sur la richesse sociale, et des milliers de petits propriétaires, cramponnés à ce bon, le cachent à ‘l’Etat’, ne croyant à aucun socialisme, aucun communisme, et ‘attendant patiemment’ que l’orage prolétarien ait passé.« 

   Problème d’une substantielle gravité, puisque Lénine n’avait pas hésité à affirmer, dès le 24 avril 1918 : « Nous avons un ennemi secret extrêmement dangereux, plus dangereux que bien des contre-révolutionnaires avérés ; cet ennemi mortel de la révolution socialiste et du pouvoir des Soviets, type entièrement nouveau d’un Parlement populaire à l’usage des pauvres, c’est la mentalité du petit propriétaire [...] qui n’a qu’une idée : ‘Empoche le plus possible, et après cela le déluge.’

   Problème rémanent posé par l’état d’esprit petit-bourgeois d’aujourd’hui tout autant que d’hier…

  

Les conditions dont dépend le niveau de vie de la petite bourgeoisie commerçante

Classé dans : Non classé — 25 octobre, 2009 @ 7:17

    Maurice Bouvier-Ajam indique, dans l’Economie française au milieu du XXème siècle, que « le « niveau de vie » est déterminé par la somme de biens consommables qu’un groupe social peut acheter, et la qualité de ces biens. »

   Quelle est par exemple l’origine du revenu de la petite bourgeoisie commerçante lui permettant justement d’atteindre un certain niveau de vie ? Quelles sont les conditions qui lui permettent d’obtenir ce revenu ? Si le commerçant vend ce qu’il n’a pas produit lui-même, d’où retire-t-il la rémunération de son activité basée sur le seul échange, si ce n’est de la réalisation de la valeur produite en amont par les travailleurs de l’industrie et de l’agriculture.

    Dans La petite bourgeoisie en France, Christian Baudelot, Roger Establet et Jacques Malemort soulignent à cet égard que « lorsque les formes capitalistes de production se sont suffisamment développées, c’est-à-dire lorsqu’en amont de la boutique il n’y a plus que des entreprises capitalistes, cette fraction de la valeur [prélevée par le boutiquier] s’analyse en fait comme la rétrocession par le capitaliste industriel d’une fraction de la plus-value qu’il a extorquée à la classe ouvrière. »

    En d’autres termes, on peut déduire de ce qui précède que dans la mesure où la rémunération de l’activité du commerçant provient de la vente de produits dont la valeur comprend une partie de sur-travail qui n’a pas été payé aux producteurs directs des produits, celui-ci participe à l’exploitation d’une classe par une autre, exploitation sur laquelle repose le mode de production capitaliste.

    En raison du niveau de vie confortable qu’elle finit par atteindre grâce au revenu qu’elle retire donc de sa participation au mode de production capitaliste – qui seul semble être capable de « produire » des richesses sans limites -, la petite bourgeoisie commerçante a nécessairement un grand intérêt non seulement dans le maintien de celui-ci mais encore dans son développement … afin que jamais la source des « bienfaits » dont elle compte bien continuer à être bénéficiaire ne se tarisse…
 

    La position sociale du commerçant sera par conséquent caractérisée par sa volonté de protéger la source de son bien-être et de celui de sa famille - en assurant notamment la pérennité de l’affaire au travers des enfants. Cette source, c’est le système capitaliste puisque celui-ci lui assure le maintien d’un certain standard de vie et  lui permet en outre d’exercer une activité dans des conditions particulières d’indépendance : cette grande liberté qui découle du fait d’avoir choisi d’être son propre patron.

    La petite bourgeoisie commerçante perçoit-elle cependant que cette liberté et cette indépendance auxquelles elle reste tant attachée et qu’elle souhaite conserver coûte que coûte n’ont en fait qu’un caractère illusoire dans la mesure où elles dépendent d’un mode de production qui finira, de par sa fonction intrinsèque, par les annihiler – voir le développement des grandes surfaces -, provoquant ainsi inévitablement le déclassement social de ceux qui, jusque là, avaient bénéficié de son développement ?

    Mais surtout, finira-t-elle par s’apercevoir que son standard de vie et son bien-être reposent sur un capitalisme ayant désormais atteint une dimension supra-nationale au travers de multinationales à la puissance sans cesse accrue, prêtes à réduire et réduisant effectivement des populations entières à l’esclavage en s’appropriant – de manière à toujours pouvoir tout contrôler à leur profit -, l’ensemble des activités économiques et sociales de pays où elles finissent nécessairement par provoquer et nourrir des conflits armés dont des populations jusqu’alors « épargnées », c’est-à-dire nous, finiront bien, tôt ou tard, par faire aussi les frais ?

     Est-ce donc ainsi que les hommes et les femmes doivent vivre ?…

Opportunisme et impérialisme

Classé dans : Non classé — 19 septembre, 2009 @ 6:35

   Si certaines couches de la petite-bourgeoisie se rallient à l’opportunisme politique, c’est qu’elles pensent y trouver leur compte du côté, en particulier, des fruits économiques qui s’attachent au soutien du système de domination internationale que forme l’impérialisme. 

   Dans « La faillite de la IIème Internationale » (fin mai – début juin 1915), Lénine nous en livre une définition qui correspond directement à la situation qui avait engendré le premier conflit d’échelle planétaire, la guerre commencée en 1914 : « L’impérialisme, c’est la subordination de toutes les couches des classes possédantes au capital financier et le partage du monde entre cinq ou six ‘grandes’ puissances, dont la plupart participent aujourd’hui à la guerre. Le partage du monde entre les grandes puissances signifie que toutes leurs couches possédantes ont intérêt à la possession de colonies et de sphères d’influence, à l’oppression de nations étrangères, aux postes plus ou moins lucratifs et aux privilèges conférés par le fait d’appartenir à une ‘grande’ puissance et à une nation oppressive. »

   Mais pas seulement les « couches possédantes », puisque, comme Lénine l’indique dans « L’impérialisme – stade suprême du capitalisme » : « Les profits élevés que tirent du monopole les capitalistes d’une branche d’industrie parmi beaucoup d’autres, d’un pays parmi beaucoup d’autres, etc., leur donnent la possibilité économique de corrompre certaines couches d’ouvriers, et même momentanément une minorité ouvrière assez importante, en les gagnant à la cause de la bourgeoisie de la branche d’industrie ou de la nation considérée et en les dressant contre toutes les autres.« 

   Comment se manifeste cette corruption toute particulière? C’est ce que Lénine nous apprend dans un texte d’octobre 1916, « L’impérialisme et la scission du socialisme » : « Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de ‘solides’ journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et ‘d’obédience bourgeoise’ – voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des ‘partis ouvriers bourgeois.’« 

   Comme nous le savons bien aujourd’hui, il n’est certes pas nécessaire d’attendre qu’une guerre mondiale éclate pour que cette corruption se manifeste et produise tous les résultats qu’on peut en attendre sur le front des luttes sociales… à l’intérieur du pays tandis, qu’à l’extérieur, en Afrique ou ailleurs, la puissance de feu française se manifeste directement ou indirectement, et jusqu’aux pires massacres… avec cette suprême justification que, si ce n’est pas nous, c’en sera d’autres…

   En 1916, la situation était apparemment plus simple, mais le fond était déjà le même, ainsi que cela ressort de l’analyse de Lénine (cf. « L’impérialisme et la scission du socialisme« ) : « Une poignée de pays riches – ils ne sont que quatre en tout, si l’on veut parler de la richesse ‘moderne’ indépendante et véritablement prodigieuse, l’Angleterre, la France, les Etats-Unis et l’Allemagne – ont développé les monopoles dans d’immenses proportions, reçoivent un surprofit se chiffrant par centaines de millions sinon par milliards, ‘chevauchent sur l’échine’ de centaines et de centaines de millions d’habitants des autres pays  et luttent entre eux pour le partage d’un butin particulièrement abondant, particulièrement gras et de tout repos. »

   Dans ces conditions, aucune fraction de la petite-bourgeoisie ou de l’aristocratie ouvrière ne peut manquer de se poser la question du maintien d’un niveau de vie dont elles devinent qu’il repose sur la force de ces armes qui garantissent la place dans le monde de tel ou tel capital financier national.

   Ce que Lénine présentait de la façon suivante, à propos de chacune des deux grandes coalitions militaires qui étaient aux prises sous ses yeux : « Le capital financier évince ou évincera un pays donné du nombre des grandes puissances, lui enlèvera ses colonies et ses sphères d’influence (ainsi que menace de le faire l’Allemagne qui est partie en guerre contre l’Angleterre) ; il enlèvera à la petite bourgeoisie les privilèges et les revenus subsidiaires dont elle profite du fait d’appartenir à une ‘grande puissance.’ »

      Aujourd’hui, la grande puissance rêvée en France par les opportunistes de tout bord, c’est l’Europe (qu’on la veuille sociale ou pas) avec, bien sûr, la force militaire adéquate (nucléaire, c’est- à-dire globale, ou de détail).

Opportunisme politique : le cas particulier de la petite bourgeoisie de la fonction publique

Classé dans : Non classé — 22 juillet, 2009 @ 2:44

    Du point de vue de la structure de classe, c’est-à-dire de la place qu’elle occupe au sein  des rapports de production, la petite bourgeoisie de la fonction publique bénéficie, à titre de rémunération, de la rétrocession d’une partie de la plus-value qui a été collectée (ou centralisée) par l’Etat au moyen des impôts et taxes prélevés directement sur les profits des entreprises ou indirectement sur les produits vendus dans le commerce. Dans la mesure où les profits des entreprises constituent l’extorsion de la plus-value sur du travail productif non payé, on peut dire que cette fraction de la petite bourgeoisie -qui en est donc pour partie bénéficiaire-, est de ce fait directement liée à la sphère capitaliste (et aux rapports d’exploitation qui la sous-tendent) tout en étant située à l’écart des vicissitudes du marché et de la production, ce qui lui garantit en outre une certaine sécurité.

    Au niveau cependant de la position de classe, sa situation est plus complexe dans la mesure où elle  a été amenée -et l’est encore-, à lutter aux côtés de la classe ouvrière contre le capital, lorsque ses droits   et ses prérogatives sont menacés ou lorsqu’elle veut en conquérir de plus étendus. C’est pourquoi  C. Baudelot, R. Establet et J. Malemort ont pu écrire en 1974, dans La petite bourgeoisie en France, que « par rapport aux petits bourgeois de la IIIème République, les cadres des services publics se situent plus à gauche : alors qu’hier, le parti qui les exprimait le mieux politiquement était le Parti radical, aujourd’hui, c’est davantage le Parti socialiste, voire la gauche unie. »

    Néanmoins, et ce sont les auteurs qui le soulignent, « les petits bourgeois [du service public] ont beau se battre contre le grand capital et passer, dans cette lutte, des alliances avec la classe ouvrière (sans l’appui de laquelle ils ne pourraient rien), il ne faut pas oublier que ces petits bourgeois se battent aussi et surtout pour eux [...] », car « ils jouissent [...] de privilèges et de prérogatives qu’ils entendent conserver et même étendre. » C’est de cette façon que, tout en relayant certaines revendications ouvrières, ces derniers peuvent du même coup « rendre service » au capital, et par là même préserver leurs propres intérêts qui découlent et dépendent, on l’a vu plus haut, directement de celui-ci.

    N’oublions pas en effet, que « ce n’est qu’à la suite d’un long combat mené par les capitalistes industriels, les inspecteurs d’académie, les instituteurs avec l’appui des autres couches petites bourgeoises qu’a pu se mettre en place l’instruction publique nécessaire à la formation et à la qualification de la force de travail. » (*). Ainsi, « les lois de Jules Ferry ne sont pas tombées du ciel : elles résultent d’une conjonction et d’un compromis entre la revendication prolétarienne du droit à l’instruction et les exigences d’une formation idéologique et professionnelle du capitalisme [...].»

    Notons qu’à l’époque ce compromis était né d’un face à face avec un ennemi commun : les forces réactionnaires représentées par les aristocraties agrarienne, catholique, militaire et monarchiste… Dans sa lutte contre la Réaction, il est évident que la petite bourgeoisie a contribué à la mise en place et au développement du capitalisme.Voilà donc tout le paradoxe qui caractérise cette fraction de la petite bourgeoisie, dont le voeu inavoué serait probablement de parvenir à souder socialisme et institutions politiques bourgeoises… ce qu’un certain Léon Blum avait qualifié en son temps de « Troisième Force », appelée d’ailleurs à l’époque de la Libération à contrer le Parti communiste…

    Face aux attaques de plus en plus fortes du grand capital, il est permis de se demander combien de temps encore le « coeur » de la petite bourgeoisie de la fonction publique balancera entre le Capital et le Travail… Empêtrée dans son compromis avec une bourgeoisie dont dépend sa fortune mais qu’elle combat par ailleurs en vue d’un partage des privilèges de classe (consommation de luxe, détention de valeurs mobilières et/ou immobilières confortables), pour garantir enfin « sa place au soleil », parviendra-t-elle à s’apercevoir qu’au lieu de servir l’intérêt général, – ce qu’elle croit et qui constitue pour elle une fierté -, elle ne sert que des intérêts particuliers dont il est possible qu’un jour elle devienne à son tour une victime…

    Peut-être l’émergence d’un contexte social évoluant vers une aggravation sans précédent des conditions de travail et d’existence du plus grand nombre contribuerait-t-elle à l’éclairer sur son véritable rôle et l’aider ainsi à choisir son camp, sans espoir de retour. Gageons qu’elle ne serait pas seule face à ce dilemme…

(*) C’est nous qui soulignons

L’origine économique de l’opportunisme politique

Classé dans : Non classé — 13 juin, 2009 @ 4:09

   Comment l’opportunisme socialiste s’explique-t-il du point de vue économique? De la même façon que le social-chauvinisme qui, lors du déclenchement de la première guerre mondiale, a conduit les social-démocrates des divers pays impérialistes à renoncer à la préparation de la révolution prolétarienne pour se ranger derrière les drapeaux nationaux de leurs bourgeoisies respectives, et participer au massacre général…

   C’est ce qu’écrit Lénine en juillet-août 1915 sous le titre ‘Le socialisme et la guerre‘ : “La base économique de l’opportunisme est la même que celle du social-chauvinisme : les intérêts d’une mince couche d’ouvriers privilégiés et de la petite bourgeoisie, qui défendent leur situation privilégiée, leur ‘droit’ aux miettes des profits réalisés dans le pillage des autres nations par ‘leur’ bourgeoisie nationale, grâce aux avantages attachés à sa situation de grande puissance, etc.”

   Sur le plan politique, le ralliement des ouvriers et d’une bonne part des travailleurs salariés les plus ‘modestes’, ainsi que celui des travailleurs indépendants qui ne possèdent qu’à peine leurs outils de travail (petits agriculteurs, petits commerçants, artisans, etc.), a, toujours selon Lénine, une signification très précise (même référence) :

L’unité avec les opportunistes, n’étant rien d’autre que la scission du prolétariat révolutionnaire de tous les pays, marque en fait, aujourd’hui, la subordination de la classe ouvrière à ‘sa’ bourgeoisie nationale, l’alliance avec celle-ci en vue d’opprimer d’autres nations et de lutter pour les privilèges impérialistes.”

   Comme on le constate aussitôt, ce scénario se retrouve, mot pour mot, dans l’Union Européenne de ce début de XXIème siècle, dont Lénine aura trouvé l’annonce chez un ‘socialiste’ dont il écrivait dans L’impérialisme, stade suprême du capitalisme (1916) :

   “L’opportuniste allemand Gerhard Hildebrand, qui fut en son temps exclu du parti pour avoir défendu l’impérialisme et qui pourrait être aujourd’hui le chef du parti dit ‘social-démocrate’ d’Allemagne, complète fort bien Hobson [cf. plus bas] en préconisant la formation des ‘États-Unis d’Europe occidentale’ (sans la Russie) [la parenthèse est, bien sûr, de Lénine] en vue d’actions ‘communes’… contre les Noirs d’Afrique, contre le ‘grand mouvement islamique’, pour l’entretien ‘d’une armée et d’une flotte puissantes’ contre la ‘coalition sino-japonaise’, etc.”

   On s’y croirait presque… Et Hobson, l’économiste anglais, fournit à Lénine l’éventail des perspectives qui s’ouvraient, au début du XXème siècle, devant l’impérialisme occupé à préparer le partage de… la Chine (oui, oui, oui). Il écrit : “Une grande partie de l’Europe occidentale pourrait alors prendre l’apparence et le caractère qu’ont maintenant certaines parties des pays qui la composent : le Sud de l’Angleterre, la Riviera, les régions d’Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches – à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d’employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d’ouvriers occupés dans les transports et dans l’industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d’industries elles disparaîtraient et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d’Asie et d’Afrique comme un tribut.”

   Ah, le Tibet!…

   Tu parles!…

   Ou bien, pour le tourisme de luxe, le jour où…

Où le « socialisme se révèle être de connivence avec la bourgeoisie

Classé dans : Non classé — 29 avril, 2009 @ 8:48

    Le 15 novembre 1943 Robert Salmon, sous le pseudonyme de Robert Tenaille, énonçait dans le journal clandestin Défense de la France, la nécessité de la création d’un parti dont la doctrine puisse «concilier l’autorité et la liberté, l’esprit social et les droits de l’individu ». Il ajoutait par ailleurs que cette doctrine se devait d’ « inclure ce qu’il y a d’efficace dans les systèmes totalitaires et ce qu’il y a de noble dans l’idéologie libérale, puis les dépasser dans une synthèse constructive adaptée à notre tempérament national.» 
 

   Dans Le Populaire du 15 juin 1942, le Comité d’Action socialiste avait pour sa part confirmé sa fidélité et son soutien au général de Gaulle, « symbole naturel et nécessaire de la Résistance et de la Libération », en notant qu’ « il serait inconcevable que  la dictature temporaire -sans doute présidée par le général de Gaulle et à laquelle, d’ores et déjà, le Comité d’Action socialiste affirme [être] prêt à participer- qui s’installera en France au lendemain de la chute d’Hitler et de Mussolini, soit autre chose que la préparation au retour d’une démocratie politique. » Le Comité d’Action socialiste n’ignorait cependant pas que les espoirs d’une partie de la bourgeoisie reposaient sur Charles de Gaulle…

    En septembre 1942 Henri Frenay avait proclamé par l’intermédiaire de Combat, l’avènement d’une révolution… en niant cependant l’existence d’une lutte des classes ; il se contentait de réclamer des prérogatives accaparées par « une puissante oligarchie ». Il assurait que «  la révolution que nous portons en nous sera socialiste  », mais que « de notre creuset [les Mouvements de Résistance] sortira, non pas une révolution de classe, mais une révolution dans laquelle ouvriers, paysans, techniciens et penseurs, en fonction de leur mérite et de leurs efforts, auront leur place et leur part ». Il exigeait ainsi « la participation des travailleurs à la vie et aux bénéfices des entreprises » ; il promettait alors l’amélioration de « leur niveau d’existence par la mise en commun des bienfaits du progrès technique » et concluait enfin vouloir « fondre en une harmonieuse synthèse un individualisme conquérant et un sens généreux de la communauté. »… Vaste programme.

    En fait, c’était ouvrir la voie à une collaboration de classe… Car il ne s’agissait nullement pour ces “socialistes” de remettre en cause les principes fondamentaux du capitalisme, c’est-à-dire la propriété privée des moyens de production -ce qui était pourtant de leur responsabilité, tout comme celle du Parti communiste. Il faut dire qu’ils avaient pris part (pas suffisamment d’ailleurs au goût d’Henri Frenay) aux réunions du Comité Général d’Etudes où siégeaient également d’anciens membres du Parti démocrate-chrétien ainsi que des militants des syndicats chrétiens.

    Ce Comité clandestin était chargé de réfléchir à de nouvelles institutions destinées à remplacer le régime honni de Vichy. On sait que la plupart des membres de ce Comité appartenaient à des milieux bourgeois et que, selon ce que nous rapporte Diane de Bellescize dans Les neuf sages de la Résistance – Le Comité Général d’Etudes dans la clandestinité , ces derniers « se sont avant tout penchés sur les questions soulevées par l’immédiat après-guerre, affirmant ainsi, dans leur subconscient, leur volonté de survivre au-delà de la Libération, sous une forme politique qu’ils auront eux-mêmes choisie. »

    En 1981, les socialistes ont finalement été propulsés aux commandes de notre pays après avoir promis, à grand renfort de propagande, un changement radical de politique qui s’avèrerait en fait très rapidement profitable au capitalisme monopolistique. Une vingtaine d’années auparavant, Jacques Delors futur ministre des Finances avait déjà réfléchi à ce que serait le “changement” : il y avait eu la fracture que constituait mai 1968 et puis la grande peur qui avait saisi les potentats à l’idée d’une nouvelle révolution.

    Ainsi, en 1975 il rapportait à Claude Glayman que « [… les événements de 1968 ont secoué le cocotier (sic) et, comme toujours en pareil cas, le patronat a pris peur. A moitié rassuré par le résultat des élections, il était prêt à tolérer de nouvelles expériences tendant à intensifier la rencontre et la négociation » car « il y avait […] la crainte très forte au gouvernement et chez le patronat de voir ces explosions se répéter périodiquement […] ».

    Sans doute Jacques Delors était-il lui-même sensible à ce genre de problème puisqu’il confiait : « Réduire [la distance psychologique, culturelle, économique entre les dirigeants et les cadres, d’une part, les ouvriers, d’autre part], telle a toujours été l’une de mes obsessions majeures » ; et il  ajoutait que « cette perspective n’a de sens et de crédibilité que si la classe ouvrière prend elle-même les choses en main, et que si le problème est posé dans toute sa dimension, à commencer par la répartition des pouvoirs : maîtrise de son propre travail, autonomie retrouvée dans la vie quotidienne, pouvoir de participer effectivement aux décisions collectives ». Car,  « […] chaque fois qu’il y a vide dans les relations industrielles, que le syndicalisme ne peut plus jouer son rôle, la classe des salariés s’en souvient et un jour se révolte. »

    Jacques Delors reconnaît donc que « la lutte des classes existe. C’est un fait avec lequel on doit compter. Mais […] si demain la gauche est au pouvoir, qu’elle réalise ses réformes – y compris les nationalisations – le problème n’en demeure pas moins d’obtenir une concertation entre l’Etat, les syndicats et les entreprises publiques et privées. »

    On le remarquera une nouvelle fois : il ne s’agit toujours pas de transformer radicalement le mode de production dominant, ce qui permettrait aux rapports de production conflictuels qui en découlent de s’en trouver modifiés… En fait, et comme le constate lui-même Jacques Delors « l’objectif est donc limité : apprendre à mieux vivre ensemble parce que nous ne pouvons pas faire autrement […] » !

    Ne pas pouvoir faire autrement que de vivre avec des gens dont on a besoin mais dont on a peur, et pour finir que l’on méprise foncièrement… Voilà dans toute sa crudité la vocation “évangélique” d’un socialisme, qui « seul […] s’attaque véritablement aux causes profondes de la pauvreté, car il n’est pas fermé aux faibles, il les conforte, les appuie, leur donne une deuxième chance ou une troisième chance […] »…

    Monsieur Delors, au-delà de la troisième chance, quel sort le socialisme leur réserve-t-il ?…

Conditions d’apparition de l’opportunisme socialiste

Classé dans : Non classé — 20 avril, 2009 @ 8:48

   Analysant, dans le Social-Démocrate du 29 mars 1915, l’origine de l’opportunisme socialiste qui avait engendré la faillite de la IIème Internationale au moment du déclenchement de la guerre mondiale,  Lénine écrivait : “[Cet opportunisme] est le produit de l’époque ‘pacifique’ du développement du mouvement ouvrier. Au cours de cette époque, la classe ouvrière a assimilé des moyens de lutte importants, comme l’utilisation du parlementarisme et de toutes les possibilités légales, la création d’organisations économiques et politiques de masse, ainsi que d’une presse ouvrière largement diffusée, etc.

   Ces “conquêtes” ou “acquis”, ou encore ces “concessions” obtenues parfois de haute lutte, ne devaient être que des jalons sur la piste qui conduit à l’abolition des rapports capitalistes de production. Mais il arrive que certains (les “opportunistes”) trouvent à s’en contenter parce qu’il y a, dès lors, quelques “places” à se partager entre quelques-uns, en même temps que la possibilité de faire fleurir tout un programme de réformes à promouvoir, sans considération pour le fond même du problème que persiste à poser l’existence de la lutte des classes et de l’exploitation.

   De l’acceptation tacite du système, on passe bientôt à la collaboration avec celui-ci, car, ainsi que Lénine le constate : “Certaines couches de la classe ouvrière (la bureaucratie au sein du mouvement ouvrier et l’aristocratie ouvrière qui bénéficiaient d’une parcelle des revenus provenant de l’exploitation des colonies et de la situation privilégiée de leur “patrie” sur le marché mondial), ainsi que les compagnons de route petits-bourgeois au sein des partis socialistes, ont constitué le principal appui de ces tendances et se sont faits les véhicules de l’influence bourgeoise sur le prolétariat.”

   Quel pourra être l’impact de la crise actuelle sur les directions des partis dits de gauche et des confédérations syndicales quant à cette redoutable question du ver qui est dans le fruit?

   Pour l’été de 1914, plus aucun doute n’est aujourd’hui permis, puisque, ainsi que Lénine l’a résumé dans une phrase qui dit tout ce qu’il est possible d’en dire : “La crise provoquée par la guerre a mis à nu la véritable nature de l’opportunisme, qui s’est révélé le complice déclaré de la bourgeoisie contre le prolétariat. »

Opportunisme et trahison

Classé dans : Non classé — 14 avril, 2009 @ 10:01

    Jamais l’on ne cessera de s’étonner de la perspicacité de Lénine dénonçant ces opportunistes qui claironnent haut et fort leur soi-disante fidélité au socialisme, ces « […] fonctionnaires des syndicats légaux, parlementaires et autres intellectuels commodément installés dans le mouvement de masse légal, […], soutenus et, pour une part, directement inspirés par la bourgeoisie […] ».

    Le 10 mai 1981, François Mitterrand était élu président de la République française. Une grande partie de la population était alors persuadée que c’en était fini du chômage, des injustices sociales, du “mal-vivre” et que tout allait enfin changer, radicalement. Car, il faut savoir qu’en 1976 (sources INSEE), la répartition du revenu après impôt accordait 1,5 % seulement du revenu total aux 10 % les plus pauvres, et 32,2 % aux 10 % les plus riches, ce qui faisait de la France l’un des pays les plus inégalitaires !

    En 1982 le gouvernement, décidé à en finir avec l’inflation, chargea le Centre d’Etude des Revenus et des Coûts (CERC) d’établir un “constat annuel de l’évolution récente des revenus”, afin de vérifier si la rigueur était vraiment partagée par tous. Cette institution devait présenter, en même temps que celle des salaires, une estimation de l’évolution la plus récente des revenus des principales professions non-salariées (artisans, commerçants, professions des services, professions médicales). Il s’agissait ensuite de procéder à l’examen de ce constat au cours de réunions annuelles organisées par le Commissariat au Plan, réunions où siègeaient l’Etat et les partenaires sociaux.  

    Il semblerait cependant qu’à la suite de ces réunions, bien peu de résultats aient été obtenus dans le sens d’ “une maîtrise concertée de la croissance des différents revenus”.

    En 1989, dans leur étude sur Les revenus en France, Yves Chassard et Pierre Concialdi soulignent qu’entre 1982 et 1987 (la première “cohabitation” avec la droite datant de mars 1986), « la part de l’ensemble des revenus du capital (revenu primaire net des sociétés + revenu de la propriété des ménages) a connu une progression spectaculaire […], passant de 6,7 % du revenu national à 14,7 %, alors que dans le même temps la part des revenus d’activité [ou revenus du travail] baissait de près de 7 points (72,7 %  contre 79,5 %). » Les auteurs ajoutent en outre que la baisse a été continue de 1982 à 1987.

    Les revenus du travail étant tout simplement considérés comme les principaux responsables de l’inflation, on “liquida” l’indexation des salaires sur les prix…, ce qui par ailleurs arrangea fort bien certaines catégories sociales à qui l’insigne privilège avait été par ailleurs accordé de fixer tout à fait librement leurs prix de vente ou leurs honoraires…

    Mais pour maintenir l’illusion d’un semblant de “régime socialiste”, il convenait d’éviter (du moins ouvertement) d’offrir des cadeaux invariablement aux mêmes catégories… C’est pourquoi en 1982, les “smicards” se virent exonérés de l’impôt sur le revenu.

    Un fort bel arbre en fait qui cachait… une forêt de ronces et d’épines. Car pour remettre les choses à leur place, il faut tout de même rappeler qu’un “smicard” cotise proportionnellement plus qu’un cadre pour la Sécurité sociale, et surtout, que plus de 90 % des prélèvements obligatoires sont supportés par les ménages salariés !

     Pour finir – car la liste des trahisons serait bien plus longue encore -, on infligea un infâme camouflet à la jeunesse de France. Près de 300 000 chômeurs, pour la plupart de moins de 25 ans, se retrouvèrent exclus du système d’indemnisation à la suite de la réforme du système d’assurance chômage intervenue en novembre 1982. Sans parler de la création, en 1984, d’emplois “au rabais” : Travaux d’Utilité Collective, Stages d’Insertion dans la Vie Professionnelle etc…,  autant de caches-misère du chômage que de pourvoyeurs de main-d’oeuvre… gratuite !

    Alors, on est en droit de se demander ce que les grands responsables syndicaux, pour ne citer qu’eux,  ont dit et fait pendant tout ce temps-là et jusqu’à maintenant ?…

    Nul doute qu’ils étaient occupés à cultiver soigneusement “leur petit jardin”, selon l’adage d’un Voltaire qui avait déjà bien compris comment faire fructifier ses propres affaires, tout en moralisant ceux qui le lui permettaient par leur travail et qu’il qualifiait de “boeufs” ?

     Nous l’avons bien compris -et ils nous l’ont d’ailleurs confirmé : ils ne sont pas là pour bloquer la France…

     Alors, à qui sera-t-il donné de le faire à leur place ?

L’opportunisme politique…

Classé dans : Non classé — 4 avril, 2009 @ 3:43

    Dans le Social-Démocrate du 9 janvier 1915, Lénine écrivait : “L’arme la plus puissante du prolétariat dans sa lutte pour la révolution socialiste est son unité. De cette vérité incontestable il découle non moins incontestablement que, lorsque des éléments petits-bourgeois viennent en grand nombre au parti du prolétariat et peuvent gêner le combat pour la révolution socialiste, l’unité avec ces éléments devient préjudiciable et funeste à la cause du prolétariat.”

   Dès avant le déclenchement de la première guerre mondiale, la question du nombre et de l’influence des éléments petits-bourgeois apparemment ralliés au mouvement prolétarien avait tourmenté Lénine, d’autant plus qu’était parfaitement visible leur aptitude à se saisir de certains leviers de commande, et selon un rythme qui n’avait cessé de s’accélérer : “Nul doute que cet élément social ne se soit accru très rapidement au cours des dernières années : fonctionnaires des syndicats légaux, parlementaires et autres intellectuels commodément installés dans le mouvement de masse légal, certaines couches d’ouvriers les mieux rétribués, petits employés, etc., etc.”

   Les craintes de Lénine s’étaient révélées totalement justifiées : “La guerre a clairement montré qu’au moment d’une crise (or, l’époque de l’impérialisme sera inévitablement une époque de crises de toutes sortes), la masse des opportunistes, soutenus et, pour une part, directement inspirés par la bourgeoisie (ce qui est particulièrement important!), passe aux côtés de cette dernière, trahit le socialisme, nuit à la cause ouvrière et la conduit à sa perte.

   Or, un autre phénomène, devenu évident en 1914 à l’occasion du déclenchement de la guerre, revêt, selon Lénine, un caractère général : “Dans toute crise, la bourgeoisie viendra toujours en aide aux opportunistes et essaiera d’écraser la partie révolutionnaire du prolétariat, sans reculer devant rien, en recourant aux mesures militaires les plus arbitraires, les plus brutales.”

   Aujourd’hui, et à l’intérieur même d’une confédération syndicale (la C.G.T) aussi soucieuse (chez ses militantes et militants) de conserver un positionnement prolétarien, les “opportunistes” en sont déjà à recourir aux actions en justice contre les récalcitrants, tout en menant tranquillement l’essentiel des travailleurs les plus exploités vers un naufrage retentissant…

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